L’Aéro club de Burdeau Sersou



 

Merci à Nicole Lainé qui m’a envoyée ces photos issues d’un diaporama de Pierre Jarrige.
Albert Jarrige 


 

L’Aéro-club du Sersou à Burdeau est créé en 1946 par Albert Jarrige dont le fils, Gérard, prend la présidence. Le choix d’un terrain propice est aisé, le Sersou est un vaste aérodrome et le premier avion, le Stampe F-BDKP, arrive le 26 juin 1947.
L’école commence aussitôt, avec le chef-pilote Pierre D’Amico, au profit de Babilas, Gilberte Bedjaï, Claude et René Cabot, Pierre Colin, Georges Couderc, Michèle Ernst, Guy et Hubert Forzy, Daniel Garcéra, Jacques Gross, les frères Charles et Gérard Jarrige, Claude Lamontagne, Marcel Lestrade,
Ernest Martinez, Gilbert et Roger Marty, Montaz-Rosset, Guy Mounier, Lucien Rinker et Jean-Pierre Zanone.
L’aérodrome devient un lieu de rencontre animé et les premiers brevets sont passés en juillet 1949.Un Norécrin  et un Fairchild arrivent en 1949 qui font des évacuations sanitaires et permettent de grandes randonnées et la participation à plusieurs rallies.
Malheureusement, un attentat du FLN détruit le hangar et toute la flotte dans la nuit du 25 décembre 1956, obligeant le club à redémarrer avec de nouveaux avions.
Burdeau vue d’avion

.

Le Stampe, premier avion du club.          Le norécrin arrivé en 1949 et l’abbé PAYNO curé de Burdeau.       

————————————————–_ Le mécanicien Roger Leroy et son épouse.
Le moniteur, chef-pilote Pierre D’Amico, né à Blida, élève-pilote aux États-Unis. Il participera ensuite aux campagnes de France et d’Allemagne en P-47 au GC 3/6 Roussillon.

Des membres de l’Aéro-club de Burdeau Sersou. Au premier plan à droite : Paul Ernst, maire de Burdeau

Louis Rigaud, né en Oranie, devient directeur d’école à Burdeau.en octobre 1945. Démobilisé en août 1945,
Il porte encore l’uniforme
de l’USAF après avoir été  pilote de P-47 pendant les campagnes de France et
d’Allemagne .

Michèle Ernst, élève-pilote.                                                                 – Daniel Garcéra, élève-pilote en 1956.  
Au milieu, en 1953, les Burdéens à Maison-Blanche : Jean-Pierre Zanone, Pierre Jarrige, Yves Chabert, Charles Jarrige et Georges Couderc.

 

Le 26 décembre 1956 au matin, le triste spectacle du hangar incendié par le FLN, après l’assassinat du malheureux gardien. Après l’anéantissement des trois avions et du Jodel 112 F-BGLZ, de passage, de l’Aéro-club de l’AIA, l’Aéro-club recevra le Norécrain F-OARP en juin 1957 et les Jodel 120 F-OBPF et 117 F-OBCG en juillet 1957.
Mais le répit est de courte durée, le Norécrin percute le pic de Mouzaïa, au sud-ouest de Blida, le 15 juillet 1957 en entraînant la mort du pilote Jean-Pierre Zanone et de ses deux passagers. Ce sont trois amis de tous qui disparaissent en laissant une profonde tristesse.
L’activité continuera avec deux Jodel qui seront par la suite déplacés sur l’aérodrome de Tiaret-Bou Chékiff où les Burdéens continueront à voler.
L’Aéro-club de Burdeau, bien que situé dans une région relativement épargnée par le terrorisme, a été le seul club entièrement détruit par un attentat. Mais, durant ses onze années d’existence sur l’aérodrome de Burdeau, il a connu une belle aventure.
 

d;o))

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