le colis

C’est la période des fêtes, ça peut vous arriver aussi !
Je vais vous conter une petite anecdote.
J’ai deux colis à envoyer au même destinataire. Je vais à la poste la plus proche de mon domicile et je fais les deux envois. Un premier colis arrive à destination, bravo la poste !! Attendez attendez ne vous réjouissez pas trop vite M (Mme) les préposés (es). Voila ti pa que le deuxième colis me revient ? Bien sure ce n’est pas moi qui le réceptionne mais le colis est remis à l’accueil qu’ils disent sur le suivi du colis. Entre parenthèse dans la résidence il n’y a pas d’accueil, pas de concierge, pas de gardien. Mon colis a été donné à un employé charger du nettoyage de l’immeuble, qui ne sont jamais les mêmes. On m’a remis le colis. Moi je ne l’aurais pas accepté puisque je n’étais pas le destinataire, mais l’expéditeur. Bon je me rends à la poste avec ma preuve de dépôt.
_ Bonjour Madame la préposée, j’ai envoyer un colis et il met revenu
_ Vous avez la preuve de dépôt. Elle consulte son écran et elle me dit : votre colis est arrivé il a été remis à l’accueil, et parole de préposée l’ordinateur ne ment pas.
_ Oui, je sais que le colis est arrivé, puisque je l’ai dans les mains, mais je suis l’expéditeur et pas la destinataire. Et chose bizarre j’avais expédier 2 colis le même jour, même destinataire, même expéditeur, un est arrivé a bon port et l’autre retour à l’envoyeur. Vous payez l’envoie d’un colis et il vous revient, j’aurai mieux fait de ne pas l’envoyer !
Et là la préposée cherche des excuses abracadabrantesques, du genre.
_Avez-vous bien indiquez le destinataire.
_ Et bien oui constatez par vous-même puisque vous avez le colis devant les yeux.
_ Ah oui, et avez vous affranchie suffisamment le colis.
_ ??…. J’ai payé la somme que vous m’avez demandé, mais vous pouvez contrôler, il y a tout sur la preuve de dépôt, le poids, et le prix.
Alors là panique à bord qu’es que je vais pouvoir faire avec cet enquiquineur !
_ Y a-t-il quelqu’un dans la maison qui pourrait me dire quoi faire. Et là le plus compétent des collègues lui dit :
_ Tu n’as qu’à écrire sur le colis qu’il y a erreur de destinataire et renvoyer le colis.
Et voila comment un fonctionnaire expérimenté se débarrasse d’un client un peu trop exigent, en lui demandant au passage son N° de téléphone pour le tenir au courant de la suite.
Seulement ce que ne s’avait pas ce fonctionnaire c’est que ‘‘papypoutous’’ c’est moi, n’en restera pas là. Il a vu que grâce à inter net « colissimo machin truc » on pouvait suivre la trace d’un colis. Surprise ! Qu’es que je vois, que mon colis n’a pas suivit le même parcours que le 1er qui lui est arrivé. Mon colis, de plate forme en agence n’a pas quitté le département. Le 1er colis même destinataire dans un autre département a suivit lui un autre parcours qui l’a emmené à bon port. N’ayant pas reçu de coup de téléphone, il avait du noter mon numéro sur du PQ, et avec les renseignements d’inter net, le lendemain me voila de nouveau à la poste.
_ Bonjour Mme. J’ai envoyé un colis qui m’ai revenu … il faut recommencer tout le processus de parlote, ce n’est pas le même préposée à chaque fois. Mais les mêmes questions débiles,
_ Avez-vous indiquez le destinataire correctement, avez affranchie suffisamment le colis. Ah mais c’est pas nous c’est l’autre, l’autre c’est colissimo, et vous me faite perdre mon temps
Ah bon vous êtes payer à l’heure maintenant à la poste ? Et celui qui perd son temps c’est bien moi.
Ma parole ‘‘mon frère’’ il doivent faire des stages de formation à la poste !
_ Es ce que le colis a été scanner.
_ ??……..Ah bon…….. pourquoi il est malade
_ Pour suivre votre colis il faut le scanner
_ Mais c’est vous qui devez le faire pas moi. Si maintenant il faut scanner a chaque fois que l’on fait quelque chose.
Scanner sa prostate, scanner ses commissions, scanner son colis, mais ou va-t-on ma pauvre dame faudra bientôt scanner quand on va au WC « et je suis correcte »
Le même fonctionnaire expérimenté voyant sa collègue à la dérive vient vers nous et essaie de me rassurer.
_ Votre colis est reparti il va arriver, vous savez il y a 1 colis sur 10 000 qui se perd attendez 48 heures, votre colis va arriver. Et ben merde alors, ça c’est con 1/10 000 et ça tombe sur moi !
((Tous le monde peut se tromper, il n’y a que ceux qui ne font rient qui ne se trompe jamais))
_ Ok mais c’est quand même fort, pour un colis, autant de personnes qui se trompent.
Et le plus grand couillon c’est moi qui avais le colis dans les mains et j’ai laissé à une employée qui ne savait pas quoi faire du destin de mon colis. Je ne lâche pas l’affaire j’ai réussi a avoir le N° de téléphone de colissimo. Si sur Internet c’est compliqué tout juste si pour un suivi de colis on ne vous demande pas l’âge de votre grand-mère et si elle fait du vélo, au téléphone vous tomber bien sure sur un robot et ça dure un moment, pour avoir en ligne un humain faut avoir une sacrée patience. Elle fait un dossier de recherche me demande aussi mon N° de téléph. Pour ne pas me rappeler bien sure.
Je sais un colis ce n’est pas la chose la plus importante dans ma vie.
Vous connaissez sans doute tous l’histoire. Du vieux professeur et des cailloux. Si non vous la trouverez facilement sur le net.
Le vieux prof. fit une expérience devant ses élèves ».il posa un pot et le rempli de cailloux puis de gravier, de sable, et d’eau.
Quels sont les GROS CAILLOUX dans votre vie ? »
Soignez les grandes pierres en tout premier lieu, ce sont les choses qui comptent vraiment. Les gravillons représentent, quant à eux, les choses qui sont importantes, mais non essentielles, Le reste n’est que sable qui s’écoule entre vos doigts. »
Épilogue : ouffff le colis est arrivé, pas 48 heures comme convenu, mais 192 heures après. J’ai encore un colis à envoyer faut-il que je le fasse ? Qu’en pensez vous d;o))
M. Mme. les fonctionnaires de la poste, vous faite peut être un métier difficile derrière votre guichet face aux clients quelque fois pugnaces mais soyez humble avec eux si vous voulez avoir leurs soutiens lors de vos luttes revendicatives légitimes.

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Le mal du pays.

En photos


Vous reconnaissez vous ?



Les équipes sportives.

   

Et voila le travail. Un souvenir de là-bas ou d’ici, un poème, un personnage qui mérite l’admiration, une aventure personnelle; tous les articles bien venus.        Ils permettront aux visiteurs de ces pages de découvrir la petite histoire de notre village. Bien entendu il n’y a pas de comité de lecture pour sélectionner les meilleurs articles; ils seront publiés en fonction du courrier que je recevrai. Alors n’hésitez pas, à vos stylos… ou plutôt à vos claviers. Ces pages « perso » n’ont aucune prétention, elles ont besoin de vous pour perdurer; aussi n’hésitez pas à m’écrire sur tous les sujets sans taire vos critiques et sans ménager vos conseils ou vos idées. Grâce à vous notre village continuera à vivre dans nos têtes et dans nos cœurs.                                                                                                    J’attends beaucoup, beaucoup de commentaires. Ou si vous voulez me joindre « vima@neuf.fr » j’ai encore beaucoup de photos, mais je suis toujours preneur de nouvelles photos de cette époque. Amitié, Vincent.  ;o))

Burdeau Sersou

carte postal de Burdeau

La place, la mairie et l’église

Le dock et le monument aux morts

L’église

Mon village natal

C’était notre village.

Du ciel, on aurait cru apercevoir une gaufre,

vu le parfait quadrillage dont il faisait l’offre.

En plus de cette friandise il avait la douceur,

lorsque le soir naissant nous enveloppait de sa tiédeur.

Pourtant, chaud en été, froid en hiver : rude village.

Car trop souvent l’oubliait le céleste arrosage.

Vent de sable, grêle, siroco, point ne le ménageait :

Même une pelisse blanche parfois le recouvrait.

Avec un très authentique village en France,

mais où donc se situait la différence ?

Il aurait fallu la chercher jusque dans les ethnies

Eh bien ! Peu importait, puisque c’était dans l’harmonie.

Mairie, école, agriculteurs, artisans, commerçants :

Pouvait –on encore imaginer de plus ressemblant !

Marché couvert, stade, jardin public, place centrale ;

Rien ne faisait défaut, pas même le petit hôpital.

Malgré la joie d’y vivre, un jour gronda l’orage.

Il fallut fermer les volets et tourner la page.

Que subsiste –t-il de ce paradis et de son charme ?

Des photos, des souvenirs, des amitiés et des larmes

Cependant, jamais ne surviendra le plus petit oubli.

Là était notre histoire depuis longtemps établie

Là se bâtit notre enfance et son heureux parcours

Et là, suprême privilège, nous avions vu le jour.

Posté par Artisans de l’ombre trouvé sur le web ;o))

L’Aéro club de Burdeau Sersou



 

Merci à Nicole Lainé qui m’a envoyée ces photos issues d’un diaporama de Pierre Jarrige.
Albert Jarrige 


 

L’Aéro-club du Sersou à Burdeau est créé en 1946 par Albert Jarrige dont le fils, Gérard, prend la présidence. Le choix d’un terrain propice est aisé, le Sersou est un vaste aérodrome et le premier avion, le Stampe F-BDKP, arrive le 26 juin 1947.
L’école commence aussitôt, avec le chef-pilote Pierre D’Amico, au profit de Babilas, Gilberte Bedjaï, Claude et René Cabot, Pierre Colin, Georges Couderc, Michèle Ernst, Guy et Hubert Forzy, Daniel Garcéra, Jacques Gross, les frères Charles et Gérard Jarrige, Claude Lamontagne, Marcel Lestrade,
Ernest Martinez, Gilbert et Roger Marty, Montaz-Rosset, Guy Mounier, Lucien Rinker et Jean-Pierre Zanone.
L’aérodrome devient un lieu de rencontre animé et les premiers brevets sont passés en juillet 1949.Un Norécrin  et un Fairchild arrivent en 1949 qui font des évacuations sanitaires et permettent de grandes randonnées et la participation à plusieurs rallies.
Malheureusement, un attentat du FLN détruit le hangar et toute la flotte dans la nuit du 25 décembre 1956, obligeant le club à redémarrer avec de nouveaux avions.
Burdeau vue d’avion

.

Le Stampe, premier avion du club.          Le norécrin arrivé en 1949 et l’abbé PAYNO curé de Burdeau.       

————————————————–_ Le mécanicien Roger Leroy et son épouse.
Le moniteur, chef-pilote Pierre D’Amico, né à Blida, élève-pilote aux États-Unis. Il participera ensuite aux campagnes de France et d’Allemagne en P-47 au GC 3/6 Roussillon.

Des membres de l’Aéro-club de Burdeau Sersou. Au premier plan à droite : Paul Ernst, maire de Burdeau

Louis Rigaud, né en Oranie, devient directeur d’école à Burdeau.en octobre 1945. Démobilisé en août 1945,
Il porte encore l’uniforme
de l’USAF après avoir été  pilote de P-47 pendant les campagnes de France et
d’Allemagne .

Michèle Ernst, élève-pilote.                                                                 – Daniel Garcéra, élève-pilote en 1956.  
Au milieu, en 1953, les Burdéens à Maison-Blanche : Jean-Pierre Zanone, Pierre Jarrige, Yves Chabert, Charles Jarrige et Georges Couderc.

 

Le 26 décembre 1956 au matin, le triste spectacle du hangar incendié par le FLN, après l’assassinat du malheureux gardien. Après l’anéantissement des trois avions et du Jodel 112 F-BGLZ, de passage, de l’Aéro-club de l’AIA, l’Aéro-club recevra le Norécrain F-OARP en juin 1957 et les Jodel 120 F-OBPF et 117 F-OBCG en juillet 1957.
Mais le répit est de courte durée, le Norécrin percute le pic de Mouzaïa, au sud-ouest de Blida, le 15 juillet 1957 en entraînant la mort du pilote Jean-Pierre Zanone et de ses deux passagers. Ce sont trois amis de tous qui disparaissent en laissant une profonde tristesse.
L’activité continuera avec deux Jodel qui seront par la suite déplacés sur l’aérodrome de Tiaret-Bou Chékiff où les Burdéens continueront à voler.
L’Aéro-club de Burdeau, bien que situé dans une région relativement épargnée par le terrorisme, a été le seul club entièrement détruit par un attentat. Mais, durant ses onze années d’existence sur l’aérodrome de Burdeau, il a connu une belle aventure.
 

d;o))

.

La chasse ortolans calandres et gangas

C’est en regardant une émission à la télévision où des autorités politique et la cuisinière Maïté, vantaient la dégustation des ortolans qui m’est venu l’idée d’écrire la chasse aux ortolans.

Je ne suis pas le plus grand spécialiste de cette chasse mais
pour y avoir participé plus d’une dizaine de fois je vais essayer de vous raconter cette chasse de nuit avec une lampe au carbure et une cloche.

Les ortolans, petits oiseaux passereaux des champs et des prés connus pour leur chair délicate, et les calandres, la plus grande des espèces d’alouettes du sud se chassaient la nuit.

Quand on raconte cette chasse, personne n’y croit. Tout le monde pense à une blague comme la chasse aux dahus, ou les descendants de Tartarin de Tarascon. Et pourtant cette chasse existait vraiment dans notre Sersou.

L’été se termine, les moissons aussi, les ortolans et les calandres par milliers, des vols entiers s’abattaient dans les chaumes pour y trouver de la nourriture et pour passer la nuit. Ils étaient ainsi repérés par les chasseurs qui les guettaient au coucher du soleil. Il fallait faire attention aussi à la lune, une nuit trop éclairée
compromettait la bonne réussite de la chasse. Quand on avait repéré où le vol s’était posé pour passer la nuit. On attendait patiemment la pleine nuit autour d’un bon casse-croûte comme pour toutes les chasses. Quand la nuit était bien noire, on garnissait une lampe à carbure que l’on mettait dans un bidon carré avec un
trou rond dans le fond pour tenir la lampe et une ouverture en carré sur un côté permettait de diffuser la lumière de la lampe. La personne qui était au milieu tenait le bidon éclairé, suspendu autour du cou et actionnait une cloche qui émettait un bruit sourd et régulier pour abasourdir les oiseaux et pour couvrir les pas des chasseurs ou pour une autre raison que personne ne connaît : c’est le secret de cette chasse ! Deux autres chasseurs se plaçaient de chaque côté du sonneur de cloche, avec un sac en toile que l’on
porte en bandoulière et dès que nous apercevions dans le faisceau de la lumière une petite boule de plume blottie dans un creux du sol, discrètement nous nous abaissions pour la saisir, ‘‘l’estourbir’’ (la morale ne veut pas que je donne la définition de ce mot) et la mettre dans le sac. Si nous avions bien observé le vol qui s’était posé dans les chaumes et si les oiseaux n’avaient pas bougé
avant de s’endormir, nous remplissions rapidement les deux sacs, ce qui faisait entre 30 à 40 douzaines d’oiseaux.

Après la chasse on se partageait les oiseaux. Le plus dur restait de les plumer avant de les manger. Il fallait des mains délicates et rapides. Maman était une experte, surtout pour les ortolans qui étaient plus petits et bien gras, ils fondaient dans nos mains. Il
fallait d’abord plumer les parties les plus délicates pour ne pas arracher la peau, mais quel régal une fois cuisiné, en brochette, en fritta ou de quelque manière que se soit, c’était un délice.

On chassait aussi les gangas au fusil.

Les gangas sont des oiseaux galliformes (gallinacés) Ces beaux oiseaux de la grosseur d’une perdrix, ils se déplaçaient en vols de plusieurs milliers d’oiseaux virevoltants, semblables aux étourneaux, formant des nuages. Le volume et la densité de ces nuées obscurcissaient la lumière solaire sur leur passage.

En été tout possesseur de fusil s’improvisait chasseur et il suffisait de fermer les yeux en tirant dans le tas. Même dans ces conditions, il était facile de réaliser un « beau carton ». Les vrais chasseurs eux, se tenaient à l’affût près d’un point d’eau, attendaient que le vol posé finisse de boire, se lève et croise le vol descendant qui venait boire à son tour pour réaliser un doublé invraisemblable et abattaient aux alentours de cent pièces.

Un autre mode de chasse consistait à repérer un vol de plusieurs centaines de gangas, et à l’aide de frondes nous les contraignions à se poser près des fils électriques ; quand nous les jugions suffisamment près, toujours avec la fronde, on lançait des
pierres sur les gangas posés à terre qui s’envolaient en direction des fils électriques et souvent trois ou quatre pièces touchaient les fils et mouraient. Il arrivait souvent que nous ne puissions pas faire poser le vol près des fils électriques par le jet de nos pierres, alors le vol de gangas prenait une autre direction.

Pour rester dans la chasse comment ne pas vous raconter les parties de chasse, au tire-boulette appelé « estak ». Il était fait d’un manche, en Y, en bois ou parfois en fil de fer suffisamment gros pour être solide, de deux grosses lanières d’élastique, faites avec une chambre à air ou en élastique carré et d’une pochette de cuir qui recevait le projectile, pierre ou bille. On partait la nuit munis d’une lampe torche sous les arbres. On cherchait les oiseaux avec la lampe, quand on en avait trouvé un, avec l’estak on tirait une pierre pour essayer de le descendre. Mais ce qui était le plus intéressant, c’est que cette partie de chasse se terminait souvent devant le domicile du commissaire de police. Lui, nous attendait derrière le portail. Nous nous arrangions pour qu’un estivant en vacances au village soit le plus près du portail. Dès que le tireur lançait son projectile en faisant en sorte qu’il retombe sur les tuiles d’une maison, le commissaire sortait avec son vélo et poursuivait les sauvageons. Quand l’un de nous était pris, le plus souvent c’était le nouveau venu, il avait le droit à une belle correction de la part du « shérif » qui était toujours chaussé de grosses godasses de l’armée ; c’était un partisan des coups de pied au cul. Y avait-il une complicité entre les sauvageons et l’homme de loi ? Qui sait ! Je ne pense pas, mais en tous les cas, chacun partait à la maison satisfait, excepter peut-être celui qui avait pris un coup de pied au cul.

d;o))

les jeux pendant la récréation

Pendant les récréations. On jouait à : tu l’as, tu l’as perché, aux quatre coins.

– Aux quatre coins : cela se joue à 5 ; un au milieu et un à chaque coin (un arbre). Celui du milieu doit toucher un coin au moment où les autres essaient de changer de coin.

– Tu l’as cavalier :
se joue à plusieurs. Un cavalier qui est à cheval sur un autre élève. Sur trois côtés de la cour de l’école, il y avait un trottoir d’un mètre de largeur. Sur ce trottoir, on pouvait descendre du cheval pour reposer le cheval. Le but du jeu consistait à faire tomber le cavalier de son cheval.

On jouait aux billes ou au calots (grosses billes en fer extraites de roulements).

Il y avait trois trous :
après, que le calot soit entré dans les trois trous, on gagnait la partie en touchant le calot de l’autre joueur.

– Le jeu des espadrilles : se jouait au minimum à 4 joueurs. Chaque joueur jetait le espadrilles en l’air, si les deux espadrilles tombaient sur les semelles, la toile en haut, le joueur devenait (le caïd), il ne rejouait plus tant qu’un autre joueur ne fasse le même jet. Si les deux espadrilles tombaient sur la toile, les semelles en haut, le joueur était chaouch (le justicier) aux ordres du caïd. Si les espadrilles tombaient une sur la toile l’autre sur la semelle, le   joueur devenait le voleur. Le caïd commandait au chaouch les nombres de coup de savates à donner au voleur, et de quelle manière ils devaient être donnés, du côté de la semelle en corde ou du côté du dessus en toile, doucement, fort ou très fort.

On jouait aussi avec les cailloux. On traçait sur le sol un quadrillage, et il fallait aligner les trois cailloux le premier qui arrivait, avait gagné. Un autre jeu avec des cailloux, sur un quadrillage un peu plus élaboré, se jouait comme au jeu de dame avec 12 cailloux chacun, le premier qui avait pris tous les cailloux de l’autre avait gagné.

Un autre jeu qui se jouait aussi avec les cailloux, cela ressemblait au jeu d’osselet, mais chaque joueur avait 10 cailloux, le premier joueur avait les cailloux de tous les joueurs dans le creux des mains, il lançait les cailloux et en récupérait le maximum sur le dos d’une main, celui qui avait pris tous les cailloux aux autres, avait gagné.

Quand l’époque des abricots arrivait, on jouait avec les noyaux. Plusieurs possibilités :

– Il y avait le petit tas ;
qui consistait à faire un petit tas de trois noyaux, surmonté d’un quatrième ‘‘un pignol’’. Il s’agissait tout simplement de tirer et de faire tomber ce petit tas en se plaçant à deux mètres de lui. Bien sûr, si le tir ratait sa cible, le noyau revenait au propriétaire du tas et à son tour si le tireur parvenait à casser le tas, il recevait de la part du joueur à qui appartenaient les petits tas, un certain nombre de noyaux.

– la mère ; deux ou plusieurs joueurs à deux mètres d’un mur, chaque joueur à tour de rôle jetait un noyau en direction du mur, le joueur qui touchait un noyau, ramassait tous les noyaux sur le sol.

Un joueur confectionnait un carton avec des trous de différents diamètres ; ce carton était parfois illustré pour attirer l’attention de plus de joueurs. Le propriétaire de ce carton se plaçait contre un mur de façon à ce que les tireurs, qui étaient à environ deux mètres de celui-ci, puissent lancer un noyau afin qu’il entre dans un des trous du carton. Il recevait alors le nombre
de noyaux inscrits sur la cible. Plus le trou était petit, plus le tireur
recevait de noyaux ; le nombre de noyaux reçus était inscrit au préalable sur le carton.

Le but final des jeux de noyaux d’abricot, était de garder dans des chaussettes ou dans des bas, la plus grande quantité de noyaux afin de se constituer une réserve. Les derniers jours de l’année scolaire, on se regroupait à plusieurs et, à tour de rôle, on jetait les noyaux en l’air, on formait alors une grande mêlée ouverte, à celui qui ramasserait le plus de noyaux ou qui recevrait ou donnerait le plus de baffes (gentilles)c’était initiation au rugby.

Quand les instituteurs relâchaient un peu leur surveillance, on jouait à un jeu qui s’appelle « chicha la fava » :

Deux équipes étaient confrontées.  Les porteurs et les sauteurs. Les porteurs étaient à la queue leu-leu, courbés, la tête à la hauteur des fesses de celui qui était devant pour former une chenille contre le ventre d’un joueur debout contre un mur, qui faisait office de capitaine. Les sauteurs, du même nombre que les porteurs, devaient sauter le plus loin possible à califourchon sur cette chenille, en posant les mains sur le dos du premier porteur, pour aller le plus près possible de celui qui était contre le mur, pour que tous les sauteurs puissent tenir sur cette chenille humaine, en criant : ‘‘Tchincha, la fava el qué sé cahé paga’’. Quand nous étions tous sur le dos de la première équipe, ceux-ci remuaient au maximum sans se détacher pour essayer de nous faire tomber. Le premier groupe qui s’écroulait avait perdu et reprenait le rôle de porteur. « Mama mia que je vous dis pas le nombre de gamelles que j’ai pu prendre et à chaque fois c’était avec des bleus. Si ça vous dit, vous pouvez toujours essayer.

Il y avait aussi les règlements de comptes qui se faisaient à la sortie de l’école et en dehors de celle-ci. Cela concernait autant les garçons que les filles. Je ne sais comment (le ‘‘téléphone arabe’’ fonctionnait à merveille), à la sortie de l’école un groupement s’effectuait autour des antagonistes et la bagarre
commençait jusqu’à l’intervention d’un adulte qui dispersait tout ce beau monde à coups de pieds au derrière.

Un jour, j’étais un des deux combattants et au moment de la dispersion, je me suis cassé le bras gauche juste au dessus du coude ; une vilaine fracture. Aussitôt on m’amena à la maison la plus proche pour prodiguer les premiers soins, mais vu l’état de la
blessure je fus dirigé chez une dame, mémé Alias, qui avait le don de remettre les os en place. Quelques personnes avaient comme ça un don quelles avaient héritées de leurs mères qui, elles mêmes, le tenaient des leurs. Elles étaient rebouteuses, soignaient les fièvres et autres maux, enlevaient les coups de soleil. En voyant mon bras, la brave dame dit à maman d’aller vite chez le médecin, mon bras était sûrement cassé et ça n’était plus de sa compétence. Nous
voilà partis chez le docteur Danvin, qui, après examen me dirigea vers l’hôpital de Tiaret, une ville située à 40 kilomètres de Burdeau et à l’époque faire 40 kilomètres c’était quand même une petite expédition. Mes parents n’avaient pas à ce moment là d’automobile pour se déplacer. A l’hôpital,
radios, manipulation, immobilisation de mon bras dans un plâtre allant de l’épaule au poignet, pendant 30 jours.

d;o))

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